mercredi 25 avril 2018

Devoirs de vacances - le carnet de Marie-Eve (3) !


En vous présentant sous forme d'un carnet le résultat de mes vacances catalanes dans les deux posts précédents, je soulignais l'importance de voyager avec quelqu'un qui partage le même genre d'occupation que vous. Pour des raisons de rythme, bien sûr : il faut caler dans la journée les moments de pause devant un sujet qui vous tente, les heures passées à mettre en couleur, les temps d'écriture...
Mais surtout : quel plaisir de voir grandir le carnet de l'autre, si différent du vôtre et pourtant le même voyage ! Marie-Eve a gentiment accepté de me confier quelques visuels de ses propres pages, que voici. 


Elle a choisi de partir avec un cahier A4, la palette "Taylor shape" Artgraph déjà évoquée dans ces pages, un feutre à encre et... un crayon de couleur bleu ! 


Elle a consacré en gros une page à chaque journée de marche. Mais chaque page est riche de détails (oui, nous avons rencontré des sangliers au détour d'un chemin...ET des tortues, ET des ruines antiques, mais j'ai davantage peur des sangliers).


lundi 23 avril 2018

Devoirs de vacances - le verso (2) !


Voici la suite de mon carnet catalan. Il s'agit en fait du verso, mon leporello ayant 14 pages en tout (8 d'un côté et 6 de l'autre, du fait de la présence des plats de couverture). Le texte est assez réduit, tant il y avait de sujets qui appelaient le pinceau. Et l'espace était finalement restreint.
 




Pour donner une idée, toutefois, du temps passé, je dirais que nous avons dessiné et peint au minimum trois heures par jour. Sur place et le soir à l'étape. J'ai fini certaines choses (le texte, la mise en couleur de la carte) en rentrant, et bien sûr réalisé les plats a posteriori, pour ne pas qu'ils s'abiment lors de la marche. D'où l'intérêt de partir avec quelqu'un qui a les mêmes centres d'intérêt que vous pour ne pas perturber le rythme de la marche et l'occupation des soirées. Merci à Marie-Eve (qui a réalisé son propre carnet) de sa complicité !

samedi 21 avril 2018

Devoirs de vacances : retour de randonnée - avec carnet (1) !


Voici donc quelques pages de mon carnet catalan, réalisé la semaine dernière lors d'une belle baguenaude sur le GR 92, qui suit plus ou moins le sentier côtier le long de la Costa Brava. De parc national en réserve naturelle, de collines en marécages, de petites criques en longues plages, avec quelques stations balnéaires et petits ports encore endormis en ce début de printemps. 
J'ai choisi  un carnet leporello d'assez grande taille  (14 pages, 18 x 26 cm) sur papier Sennelier 100 % coton, une palette de couleurs Daniel Smith histoire de changer un peu et... je me suis fait plaisir !





Cliquez sur l'image pour l'agrandir. 
Le verso prochainement...
 

jeudi 19 avril 2018

Quinze vertugadins : vingt-deuxième Défi des Mots étranges

Lilabees

Il y a au mot "vertugadin" deux sens fort différents, qui n'ont rien à voir, ni l'un, ni l'autre, avec ce que l'on aurait pu déduire de sa composition façon mot-valise. Un vertugadin est donc tout d'abord une pièce oubliée de l'habillement féminin qui avait pour but de donner de l'ampleur aux hanches (on aurait plutôt tendance à rechercher aujourd'hui l'effet inverse). Joliment illustré par :

Emilie de Chagny

Izys de Paris

Serge de Dijon

Christiane de Dijon

Chantal D. de Fontaine-lès-Dijon
 
Chantal B. de Loire-Atlantique

Mounia de Toulouse

Christine de Beaune

Mais c'est aussi une composante de l'art des jardins, 
tel que nous le proposent élégamment : 

Chantal D. (qui a illustré les deux sens)

Patrice de Dijon

Denise de Dijon

Marie de Dijon

Quant à Brizou, elle refuse également de choisir 
et nous montre les deux acceptions sur la même page :

Brizou de Merdrignac

Enfin, ce défi ne serait pas ce qu'il est sans la fantaisie de Virginie, 
pour qui un vertugadin est donc...


Je vous rappelle qu'il suffit de cliquer sur une image pour la voir en plus grand et afficher un diaporama. Félicitations aux courageux et inspirés participants (moi je suis de plus en plus en retard...)

Vous avez jusqu'au dimanche 6 mai au soir pour m'envoyer 
votre vingt-troisième défi, 
consacré à la lettre 
comme "Wombat".

mardi 17 avril 2018

Cueillette








Retour de quelques jours de marche en Catalogne, 
voici une petite cueillette de couleurs et de lumière.
(le carnet aquarellé est en cours d'achèvement, patience)

Vous avez remarqué ? 
Je vous ai rapporté le printemps ! 
Alors : merci qui ?... 

dimanche 8 avril 2018

Tracé à l'encre sur le ciel



Je pars une semaine en baguenaude.
Je vais faire le plein de mots, d'images et de silence.
Et d'amitié aussi.
A bientôt.


samedi 7 avril 2018

"Ma coupe est pleine de nostalgie..." : So long, Higelin



(visuel YouTube très pourri, chanson délicieuse...)

"Je vis pas ma vie, je la rêve
C'est comme une maladie que j'aurais choppée
Quand j'étais tout petit..."


jeudi 5 avril 2018

Après l'aurore




Lumière d'automne sur les prés, Auxois.
Les oiseaux frileux qui partaient alors 
ne vont pas tarder à revenir en nos contrées...


mardi 3 avril 2018

Les pièces vides


Une pièce vide pour laisser danser la lumière. Une maison calme dans laquelle résonnent les pas d'un promeneur, qui sait. Une pièce silencieuse pour que s'y déploie l'émerveillement de la lecture...
Hammershoi nous rappelle l'importance du silence, du creux, de la pause. Quand le vide se fait coquillage, peut-être y entend-on la mer.



Vilhem Hammershoi (Danemark, 1864-1916) :
Poussière dansant dans un rayon de soleil (1900)
Intérieur, Strangade 30 (1901)
Intérieur avec un jeune homme lisant (1898)

dimanche 1 avril 2018

Joyeuses Pâques !



Work in progress : l'Atelier s'étant mis à l'heure de Pâques, c'est l'occasion de vous montrer comment Christine, Michèle, Cathy et Suzanne évitent... de mettre tous leurs oeufs dans le même panier !




vendredi 30 mars 2018

Tâtonnements

Je vous l'ai dit dans le post précédent : je reprends les pinceaux après plusieurs mois d'interruption. J'hésite, je tremble et je tâtonne. Alors je me suis dit qu'il pouvait être amusant de vous raconter lesdits tâtonnements, histoire que vous ne croyiez pas que l'angoisse de la page blanche est réservée aux novices ! 

Petit récit d'un dimanche après-midi : 


1 - 14h. Ayant découvert dans mes stocks du papier inconnu et non identifiable, mais clairement 100 % coton et de plus en 600 g/m2 (quel luxe), je décide de le tester en me lançant directement en grand format. Oui, j'ai envie de faire de vastes gestes (un grand format, pour moi, c'est du 30 x 40 cm, hein : ne nous emballons pas...) Je sors mes pigments Daniel Smith parce que je viens d'animer un stage avec et que j'ai envie de patouiller un peu, moi aussi. A peine quelques marques au crayon. On y va dans le mouillé !


2 - 14h45. Hmm... : Ce papier ne réagit pas comme je le voudrais : il refuse d'ouvrir des blancs, marque trop vite et manque de netteté. Peut-être n'a-t-il pas été très bien conservé, j'ai l'impression qu'il "boit". Pas grave, je continue, au pinceau et à l'éponge.


3 - 15h30. Ouais, bon :  pourquoi pas ? Je suis assez contente de ma palette (zoïsite, undersea green, gold green, outremer, quinachridone gold), beaucoup moins du papier et de l'imprécision de mon trait. Et puis je suis trop revenue sur les zones, ça brouille encore les contours. Et puis je n'arrive pas vraiment à rendre ce qui me plaisait dans le sujet de départ (une photo faite au petit matin en Auxois, début octobre). Et puis...


4 - 16h30. Après avoir bu une tisane et débattu avec moi-même, je rajoute un "jus" d'or vert (green gold, une merveille) pour rafraîchir le tout et un envol de pigeons pour mieux traduire le sentiment qui était le mien devant ce pré, au matin, la brume se dissipant peu à peu... C'est un peu téléphoné. Mais je me dis que je le referai, sur un papier que je connais (vive le Sennelier !) et d'une main un peu plus sûre. Mais l'après-midi, quoi qu'il en soit, a été bonne ! Une après-midi passée à peindre ne saurait être perdue.

mercredi 28 mars 2018

Comme une reprise



Je sais bien que Bleu de Prusse est censé être un blog d'aquarelle, mais il faut bien se rendre à l'évidence, ces derniers mois, la peinture, la mienne, a connu une drôle d'éclipse. Hervé n'était pas seulement mon compagnon, mais aussi (j'avais cette chance) l'homme en compagnie duquel je peignais, avec qui je contemplais, explorais, expérimentais, prenais le monde en notes. Il n'est plus là. Bonheur du partage, désarroi de la solitude. Je l'avais fait "avant" lui. ; il va falloir trouver un "après". Il me faut du temps pour réinventer une autre manière de prendre les pinceaux. 
C'est ce à quoi je me suis essayée ce week-end. Ce n'était pas évident. Le papier, les pigments, le sujet... : tout me résistait. 


Ce n'est pas du tout parfait, ni même satisfaisant. 
Mais c'était bon. 
Et lui, l'amoureux des formes, l'homme qui regarde, n'était pas loin. 
Peindre, ce sera aussi, désormais et dans la joie, se souvenir.