vendredi 17 février 2017

Du bon usage du sel


Sorti de la cuisine, le sel de Guérande : 
un bon allié pour obtenir des effets inattendus ! 
 

lundi 13 février 2017

Les bons outils (3) : peindre

"Enfin" me direz-vous : effacer, masquer, c'est bien beau, mais il était temps de parler de peinture. C'est que ça ne se fait pas comme ça, l'aquarelle  !... 

Alors aujourd'hui,  je traiterai de façon ultra-restrictive l'usage de quelques pinceaux spéciaux qui me sont bien utiles dans ma pratique quotidienne.

 • Les spalters, pinceaux plats et larges plutôt utilisés pour l'acrylique ou l'huile, sont parfaits pour mouiller le papier de manière régulière, par exemple. Egalement pour poser un  à-plat de couleur dans l'humide, notamment pour traiter les horizontales : plaines ou collines, étendues marines, lacs... On peut même jouer sur une concentration différente de couleur d'un bout à l'autre du pinceau.

 
 

Puis voici venir trois de mes "pinceaux bizarres", comme les appellent mes élèves :


• En haut, un pinceau à pointes multiples, qui associe deux longueurs de poils différentes. Il est idéal pour tracer des herbes en fouillis, mais gare à l'effet de régularité :


• Au milieu, le traînard, ou traceur, à poils très fins et très longs, permettra de tracer des lignes frêles, légères, par exemple les branches d'un arbre :


• En bas, le pinceau-jupon, à pointe fine mais "ventre" étoffé, contient une réserve importante d'eau et de couleur. Il est idéal pour tracer des lignes d'écriture, par exemple, ou des branchages sans s'interrompre en permanence pour recharger le pinceau :


 • Enfin, les "pinceaux tout pourris qui peuvent toujours servir", ramassés ici ou là, sont parfaits pour les fouillis de feuilles ou d'herbes, les textures, les effets...


...Sans compter que, quand on n'a plus rien sous la main, ils constituent des sujets sympas !



Voilà. C'est tout pour aujourd'hui. C'était l'épisode (3) des "Bons outils". Retrouvez les épisodes précédents en cliquant ci-dessous : 
 
Et n'oubliez pas de me faire part de vos remarques, commentaires et autres trucs perso à partager.

A suivre...

samedi 11 février 2017

Un temps à ne pas mettre un chat dehors...



(Ce post est dédié à l'aimable Chaton, 
qui a rejoint notre maisonnée il y a quelques jours...)

 

jeudi 9 février 2017

Les bons outils (2) : masquer


 La question de ce qu'il faut masquer avant de commencer une peinture se pose immanquablement à l'aquarelliste, qui n'ayant pas recours au pigment blanc, connaît toute l'importance de préserver le blanc du papier.

• Ma vie a changé le jour où j'ai découvert le scotch de masquage, qui permet enfin d'offrir à mes aquarelles des bords nets. S'il est vendu à prix d'or au rayon beaux-arts, il l'est également, souvent en promotion, dans les magasins de bricolage où il permet de protéger le bord des plinthes ou des fenêtres des coups de pinceaux maladroits. On le pose bien droit, on peut peindre dessus, on l'ôte précautionneusement (et éventuellement en le chauffant préalablement au sèche-cheveux afin de ramollir la colle et ainsi de ne pas arracher le papier) : et la peinture s'arrête bien proprement. 
Un autre de ses avantages est que l'on peut continuer le mouvement "hors cadre", évitant ainsi les coups de pinceau qui se déforment en arrivant au bord du tableau. On y repousse l'eau en trop. On y dépose la peinture en attente... 
Disons-le carrément : le meilleur moment du tableau, c'est dorénavant celui où l'on ôte le scotch !


• Puisque nous parlons scotch, les jolis rubans à motifs décoratifs proposés aux amateurs de scrapbooking  deviendront vite indispensables à ceux qui pratiquent en atelier... et ne veulent pas s'emmêler les pinceaux avec ceux de leur voisin de table. Tous mes pinceaux sont ainsi équipés, ce qui évite qu'un élève distrait ne parte par erreur et pour une semaine avec mon pinceau favori.

• Enfin, le "masquage" pose la question du liquide de masquage, ou drawing-gum, d'usage contestable, mais parfois incontournable pour préserver un blanc en aquarelle. Ils 'agit d'une sorte de liquide visqueux souvent à base d'ammoniaque (d'où une odeur propre à réveiller les morts), qui sèche sur le papier, supporte le passage du pinceau et s'ôte par simple frottement après qu'on ait fini la peinture. Quelques conseils de base :

- vérifier la compatibilité de son liquide de masquage et de son papier (certains papiers n'en supportent aucun)  : personnellement et après avoir tout essayé je crois, je préfère la marque pébéo,  qui s'entend assez bien avec mon 300 g papier Sennelier grain fin.
- ne pas conserver son flacon plus d'un an : ça vieillit, ça durcit, ça s'ôte de moins en moins bien et ça arrache le papier.
- bien laisser sécher avant de peindre, mais ne pas sécher au sèche-cheveux, qui peut brûler le liquide et l'incruster dans le papier (ô joie, on ne s'en aperçoit qu'à la fin...)
- ne pas laisser le liquide trop longtemps (plusieurs jours) sur le papier.
- éviter les liquides teintés, qui teintent aussi votre feuille....
- nettoyer la peinture qui a pu se déposer sur le drawing-gum avant de commencer à l'enlever, sinon vous allez en mettre partout.

- Et surtout : NE JAMAIS poser le drawing-gum au pinceau. Les poils se collent et le pinceau peut partir à la poubelle. Dans la série des idées qui vont bien et que je ne trouve jamais énoncées nulle part, celle qui consiste à utiliser des pinceaux à modeler  pour le poser est brillante : ils ont un embout caoutchouc à la place des poils, et se nettoient par simple frottement entre deux doigts. J'en ai cinq ou six, de taille et forme variées. On peut aussi utiliser une plume.


Attention : l'usage du drawing-gum, qui apparaît comme une facilité aux débutants, est traître et doit être le plus limité possible ! Difficile en effet de travailler en finesse avec cette pâte épaisse.  En dernier recours et pour les détails très fins, on peut préférer utiliser (à la plume par exemple pour des moustaches de chat ou des étamines de fleurs) du blanc de Chine ou un grattoir qui griffera la peinture et rouvrira un blanc.


Voilà : c'était notre deuxième épisode de la série "Les bons outils", toujours en direct de l'Atelier Bleu, et vos avis, commentaires et compléments d'informations sont (toujours) bienvenus ! A bientôt.

• les bons outils (1) : effacer

mardi 7 février 2017

vendredi 3 février 2017

Les bons outils (1) : effacer

Depuis plusieurs années, j'ai pu constater à quel point cours et stages sont l'occasion d'échanger, non seulement des enseignements techniques, mais également des conseils ou astuces qui simplifient au quotidien la pratique artistique. C'est dans cet esprit, afin de partager mon expérience avec le plus grand nombre, que je débute aujourd'hui une série d'articles sur les outils qui facilitent la vie du peintre aquarelliste. Tous vos commentaires et ajouts seront bienvenus.

J'ai pu constater, par exemple, à quel point la question du trait de crayon était importante. En plus de la gomme blanche classique, je souhaiterais vous présenter mes trois plus fidèles alliées : 


• le "stylo-gomme" (ici en version ronde de 2,3 mm, et rectangulaire de 2,5 x 5 mm chez Tombow), est indispensable quand on veut nettoyer un trait de ses esquisses, hésitations et reprises, ou quand on dessine un visage, par exemple et que l'on doit gommer des détails minuscules. On peut acheter des recharges.


• la gomme "mie de pain" (que l'on malaxe pour la nettoyer, d'où sa forme improbable) sert à tamponner le trait de crayon pour en ôter le graphite excédentaire. Le trait pâlit, et le papier est ainsi nettoyé : l'aquarelle liquide ne se chargera pas de ces nuances gris de plomb que laissent parfois les crayons sur un papier à grain torchon. Attention à la conserver dans une petite boite par exemple, à l'abri de la poussière. Tout y adhère !


• Je me procure la "gomme de quincailler" dans les rayons de mon magasin de bricolage. Très abrasive, elle est faite pour nettoyer les taches de peinture et de colle des peintres en bâtiment. A proscrire dans le coeur d'un tableau ou sur un motif, elle est parfaite pour ôter les taches de couleur au bord d'un tableau, nettoyer un papier, les pages d'un carnet... à condition de ne pas repeindre par dessus car elle rend le papier rugueux. Un petit coup de gomme blanche par dessus la zone abrasée peut lui redonner un aspect plus lisse.



Ces trois articles sont d'un coup extrêmement modiques et ne quittent jamais ma trousse. J'espère que vous trouverez ici de quoi progresser dans votre pratique. A bientôt pour de nouveaux conseils, en direct de l'Atelier Bleu ! 

mardi 31 janvier 2017

D'une fleur à l'autre : essais de pigments

L'aquarelle est non seulement faite d'eau (qu'il faut prendre garde de savoir doser), mais aussi et surtout de pigments. Mélangés à un liant et à la gomme arabique, ils formeront la pâte durcie (en godets) ou pâteuse (en tubes) à partir de laquelle tout devient possible. 
Découvrir les propriétés des pigments est une aventure passionnante autant qu'infinie. Ici, j'ai peint le même genre de sujet avec deux types de pigments et de marques différents. 


1. - demi-godets de la marque Schmincke
bleu outremer, jaune transparent, terre d'ombre brûlée, 
une pointe d'alizarine pour l'aspect un peu mauve des fleurs.


2. - tubes de la marque Daniel Smith
french ultramarine, undersea green
(N.B. : c'est l'undersea green, composé de plusieurs pigments qui, 
en se décomposant sous l'effet de l'eau, fait apparaître ces reflets d'or)


L'intensité de la deuxième esquisse est due à la fois à l'usage de peinture en tube (mon pinceau était plus chargé en pigments, et j'ai joué avec cet effet) et sans doute au caractère souvent très intense des couleurs Daniel Smith. J'aime aussi, ici, la granulation importante du bleu comme du vert (que je détesterais dans un ciel...). Les couleurs Schmincke, et c'est une de leurs qualités selon moi, sont plus douces et se fondent bien les unes aux autres. 
Pas de jugement là-dedans : à partir du moment où la qualité de la peinture est bonne, et ce sont deux excellentes marques, tout dépend du sujet que l'on veut traiter.

Et vous ? Vers quelles marques vos préférences vont-elles ?

lundi 30 janvier 2017

Exotisme sur papier satiné


De la cuisine à l'atelier....


... il n'y avait qu'un pas, ce week-end, 
pour se lancer dans l'étude naturaliste. 
Une grenade, une banane, une feuille du papier-qui-va-bien: 



C'était le stage "initiation à l'aquarelle botanique". Bravo à tous les élèves pour leur concentration - et merci aux premiers d'avoir finalement renoncé à manger les bananes, qui auraient fait défaut aux suivants !

• La référence en matière d'aquarelle botanique, c'est Claire Felloni : cliquez ICI
• Si vous êtes suffisamment nombreux, je vous proposerai une autre demi-journée de stage au printemps, histoire de voir ce que nous propose l'étal du fleuriste. A suivre...
 

samedi 28 janvier 2017

Le retour des "Petites Choses"


Un petit post pour vous présenter plus en détail le portfolio que j'ai réalisé, samedi dernier, sous le regard bienveillant de Marie lors du stage "fabriquer son carnet". Si les débutants apprenaient les bases du cartonnage à partir de l'habillage d'un carnet à spirale, les "avancés" avaient la possibilité de réaliser ce type d'objet : de quoi ranger des aquarelles sans les relier entre elles, afin, par exemple, de pouvoir en modifier l'ordre et le nombre, ou d'en encadrer certaines.


J'ai choisi  pour ma part de construire une maison pour mes "Petites Récoltes". 
Souvenez-vous : tout au long de l'année passée, je vous avais invités à peindre, avec moi, une fois par semaine et six semaines par saison, une "petite chose" qui dirait le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver. C'était le Défi des Petites Choses, qui a donné lieu à de nombreuses réalisations. J'avais ainsi peint 24 planches, que je ne souhaitais pas relier de façon fixe, mais qui gagneraient à pouvoir être présentées ensemble. 
Et voilà le travail !



Notez bien que pour organiser un stage, il nous suffit d'avoir suffisamment de personnes intéressées et de trouver une date. Débutants, ou confirmés, n'hésitez donc pas à vous faire connaître !

liens : 
Pour revoir les réalisations du Défi des Petites Choses 
• Pour voir le portfolio réalisé le même jour par Hervé Espinosa, qui voulait ranger ses peintures marines
Pour revoir quelques images du stage de samedi
Pour avoir une idée des réalisations des stages de l'an dernier

jeudi 26 janvier 2017

We the people

Sans doute vous souvenez-vous de cette affiche signé Shepard Fairey, alias "Obey Giant". Ce street-artist américain l'avait réalisée en 2008 à l'occasion de l'élection de Barck Obama. 

En réaction à l'élection de Donald Trump, il a choisi, avec d'autres peintres de street-art, de mettre à disposition de celles et ceux qui le souhaitent trois affiches très particulières pour la Women's March qui s'est tenue samedi dernier. Trois portraits de femmes (une musulmane, une afro-américaine et une latino) : « Nous avons estimé que c'étaient les trois catégories qui avaient été le plus critiquées par Trump, et qui seront peut-être les plus vulnérables dans la mesure où leurs besoins risquent d'être complètement négligés par l'administration Trump. »


C'est beau, c'est provocateur,  et c'est une vraie réaction d'artiste à l'arrivée au pouvoir de celui qui a déclaré en octobre à propos des femmes (désolée pour vos chastes oreilles) : « quand vous êtes une star, elles vous laissent faire, vous pouvez faire tout ce que vous voulez, les attraper par la chatte .»


Bien que je l'ai déjà présentée sur Still Life, je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous une autre délicieuse affiche, réalisée à la même occasion, toujours dans le cadre de la Women's March,  par Jessica Sabogal : 


Comment résister avec ce que nous sommes, là où nous sommes, 
au réveil de la bêtise au front de taureau ? 
Je n'ai pas la réponse...
  

• Toutes ces affiches (et d'autres) sont téléchargeables gratuitement ici : 
https://obeygiant.com/?id=80289

mardi 24 janvier 2017

Nuances


On ne dira jamais assez, en cours et hors cours, l'importance fondamentale, pour un peintre, de travailler ses couleurs. De ne pas s'en tenir à l'habitude. De ne pas se contenter des teintes proposées par une marque. De tester, travailler, mélanger,  dégrader... C'est l'une de mes activités de base, un peu comme les gammes pour le pianiste.
 

J'utilise essentiellement, quoique de manière non exclusive, les couleurs de chez Schmincke. Ces temps-ci, je découvre et j'apprivoise la gamme des couleurs Daniel Smith.  Avec pour le moment beaucoup d'enthousiasme. Mais pas d'emballement prématuré : je joue, je bidouille...


Et le temps d'essayer les 238 nuances du catalogue, je vais même en profiter pour fabriquer un nouveau carnet. Relié maison ! Quand l'obsession du carnet vous tient, vous n'en guérissez pas facilement.

dimanche 22 janvier 2017

Activités d'intérieur pour artistes frileux


Ce samedi un peu frisquet (c'est le moins que l'on puisse en dire...)  était une occasion rêvée pour les activités d'intérieur. Et quoi de mieux, pour des carnettistes, que de fabriquer leurs carnets ? 


L'Atelier "carnets d'artistes", animé par Marie, s'est tenu hier et a donné naissance à plusieurs merveilles : portfolios, cadres et carnets à spirale, qu'il ne s'agira plus que de remplir d'aquarelles tout aussi merveilleuses !


On ne dira jamais assez la valeur qu'ajoute à un travail le fait d'être bien présenté. Un grand merci à Marie d'avoir bien voulu partager sa science avec nous. Et à bientôt pour de nouvelles aventures (le prochain stage, c'est la semaine prochaine et c'est "aquarelle botanique" : affaire à suivre).

vendredi 20 janvier 2017

En attendant le printemps



Sur la table, près de la fenêtre et bien à l'abri de la bise : 
elles poussent leur bleu et pour un peu, 
nous feraient croire en l'espoir d'un printemps.



mercredi 18 janvier 2017

L'autre banane...


Dans un précédent post, je vous montrais un travail dominical autour des bananes, mené à la façon naturaliste. Voici les deux mêmes fruits, deux jours plus tard (un peu plus mûrs, donc...), traités non plus en deux heures, mais en dix minutes. 
J'aime autant les deux ! Et vous ?

Pour mémoire : 


... et pour le fun : 



mardi 17 janvier 2017

Exposition en sous-sol à Dijon


Suite à la Nuit de la Lecture de samedi dernier,
en collaboration avec l'association La Voix des Mots

la librairie La Fleur qui pousse à l'Intérieur  et la boutique Underground
ma petite exposition

POUR FAIRE PAYSAGE



 est visible toute la semaine et jusqu'à mardi prochain 24 janvier 
[prolongé jusqu'au samedi 28 janvier]
dans le caveau de cette dernière  :
 boutique Underground, 32 rue Charrue à Dijon. 

 (Eh ! les filles : c'est l'occasion de faire les soldes...)